C’était un petit garçon qui avait 7- 8 ans. Il vivait dans le palace qui était la maison de son père.
Il était fils unique, et passait le plus clair de son temps à chercher la meilleure bêtise à faire.
Ainsi, il eu un jour la brillante idée de violer la porte de la pièce interdite où son père, disait-il, « travaillait ».
La gamin insouciant entra avec un grand sourire, fier de sa futur connerie. Dans la pièce, il n’y avait que des étagères avec des pots étiquetés, en verre transparent et colorés de différentes façon. Pour chacun.
Dans chaque pot étaient entreposés de longs fil, chacun de couleur différente et occupant tout l’espace.
Dans son infinie sagesse, il commença à ouvrir les pots, à changer la place des fil, à en mettre quelques-un par terre pour pouvoir les écraser, les couper, à casser des pots, à les ranger à une mauvaise place, et à virer des étiquettes. Puis il se mit à ranger les fils n’importe comment.
Heureusement pour nous, c’était maintenant l’heure où son père devait aller travailler.
Il arriva dans la pièce, surprenant son fils en plein jeu. Il se mit dans une colère terrible.
On ne sort jamais indemne de la colère d’un Dieu, et le garçon fut transformé en vent sur un claquement de doigt rageur de son père. Le vent qui nous balaye tous, tous les jours.
Dieu ne put jamais ranger tous ces fils, chacun étant une vie.
Ce jour-là, les singes se transformèrent en hommes, c’est-à-dire qu’ils devinrent fous, bêtes, et laids.
Ce jour-là, nos vies furent toutes bouleversées, désorganisées.
Ce jour-là, Dieu abandonna les hommes, mais ceci, nous ne l’avons toujours pas compris. Il nous a laissé seuls face à nous même, à moisir.
Adelicheux.
Vous vous demandez sûrement d’où elle vient, cette histoire, et bien c’est le titre d’une de mes chansons préférées de Radiohead qui m’a inspiré : Idiothèque. Je sais pas de quoi ils parlent dans cette chanson, mais en tout cas elle est géniale et le nom me plait bien.
Commentèrelicheux