Smile !!

Voila on est les soeurs Licheux : Adelicheux et Maudeulicheux, et on a décidé de faire un blog toutes les 2.

Vous y trouverez des poèmes, des histoires, des pensées, et parfois peut-être des petites théories à nous, sur la vie…tout ça. 

Tout ça pour lâcher tout ce qui traîne et mijote dans nos têtes. Alors,

Bonne visite à vous !

 

Notre autre blog : http://saezimage.over-blog.com 

 

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(pour en faire partie, mailez nous !)

Histoirelicheux

Dimanche 22 mai 2005

C’est l’histoire d’une petite fille qui allait tous les jours danser devant son grand miroir doré.

Il trônait au milieu de sa chambre, c’était ses parents qui lui avaient offert pour son anniversaire, ses 6 ans.

Elle se regardait et tournait sur elle-même le plus vite possible, les bras tendus vers le ciel.

Elle riait, et lorsqu’elle se regardait ensuite, toute décoiffée et un peu rouge, elle riait encore et encore…

La petite fille unique n’allait pas à l’école, son professeur venait chez elle deux fois par jour pour lui apprendre ce qui se voulait être la vie. Elle ne sortait pas non plus de chez elle : trop dangereux ! Elle avait son grand jardin, sensé être un paradis, rien que pour elle.

Alors, emplie de solitude, elle s’était imaginé une sœur, habitant de l’autre côté du miroir, seule aussi, et qui venait la voir pour lui apporter un peu de réconfort.

Elles partageaient leurs peines.

Notre petite princesse allait jouer tous les jours avec sa sœur, qu’elle aimait par dessus tout. Elle lui racontait toutes les histoires qu’elle connaissait, et s’amusait même à lui faire des petites pièces de théâtre improvisées, où elle incarnait seule tous les personnages, pour qu’elle ne s’ennuie pas comme d’habitude.

Elles étaient toutes les deux les plus grandes amies, inséparables.

Le temps passait, et la petite fille ne l’était plus tant que ça, et elle grandissait rapidement, commençait à devenir une jolie jeune fille.

Son éducation la mangeant de plus en plus, tous ses rêves l’abandonnèrent un jour, et elle vit son amie qu’elle aimait tant lui tourner le dos, tourner les talons, pour s’en aller peut-être duper une autre âme en peine.

Elle pleura longtemps, effondrée sur son lit aux draps blancs, sous la grande fenêtre qui donnait sur le parc. Les oiseaux écoutaient ses sanglots en chantant gaiement, mais elle ne les entendait plus.

Ce n’est que le lendemain que son professeur la retrouva dans sa baignoire, les poignés lacérés.

 

Adelicheux

Par Adelicheux
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Dimanche 29 mai 2005

C’était un petit garçon qui avait 7- 8 ans. Il vivait dans le palace qui était la maison de son père.

Il était fils unique, et passait le plus clair de son temps à chercher la meilleure bêtise à faire.

Ainsi, il eu un jour la brillante idée de violer la porte de la pièce interdite où son père, disait-il,  « travaillait ».

La gamin insouciant entra avec un grand sourire, fier de sa futur connerie. Dans la pièce, il n’y avait que des étagères avec des pots étiquetés, en verre transparent et colorés de différentes façon. Pour chacun.

Dans chaque pot étaient entreposés de longs fil, chacun de couleur différente et occupant tout l’espace.

Dans son infinie sagesse, il commença à ouvrir les pots, à changer la place des fil, à en mettre quelques-un par terre pour pouvoir les écraser, les couper, à casser des pots, à les ranger à une mauvaise place, et à virer des étiquettes. Puis il se mit à ranger les fils n’importe comment.

Heureusement pour nous, c’était maintenant l’heure où son père devait aller travailler.

Il arriva dans la pièce, surprenant son fils en plein jeu. Il se mit dans une colère terrible.

 

On ne sort jamais indemne de la colère d’un Dieu, et le garçon fut transformé en vent sur un claquement de doigt rageur de son père. Le vent qui nous balaye tous, tous les jours.

Dieu ne put jamais ranger tous ces fils, chacun étant une vie.

Ce jour-là, les singes se transformèrent en hommes, c’est-à-dire qu’ils devinrent fous, bêtes, et laids.

Ce jour-là, nos vies furent toutes bouleversées, désorganisées.

Ce jour-là, Dieu abandonna les hommes, mais ceci, nous ne l’avons toujours pas compris. Il nous a laissé seuls face à nous même, à moisir.

 Adelicheux.

 

Vous vous demandez sûrement d’où elle vient, cette histoire, et bien c’est le titre d’une de mes chansons préférées de Radiohead qui m’a inspiré : Idiothèque. Je sais pas de quoi ils parlent dans cette chanson, mais en tout cas elle est géniale et le nom me plait bien.

Par Adelicheux
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Mercredi 15 juin 2005

La fenêtre explosa et la pierre vint entailler le crane du ministre qui avait le malheur de se trouvait là. Il s’écroula dans les bouts de verre éparpillés sur le sol.
Voyant ce qu’Il avait fait, Il chercha à s’enfuire, mais les policiers l’avaient bien repéré.
Ce n’était pas la première fois qu’il tentait de mettre fin à tout ce rangement excessif, et de faire place à la liberté.
Il était en plein dans sa période rebelle, belle jeunesse, vous savez quand la perte progressive de vos rêves vous rend perpétuellement sur les nerfs et de mauvaise humeur.
Ce jour-là, Il put fuir, en se perdant dans la masse de la manifestation.
La semaine suivante, Il avait saccagé un bureau du Club Med, Il avait, cette fois-ci, eu moins de chance, puisque sa voiture (volée) alla s’écraser dans le ravin, alors qu’Il était poursuivit par trois voitures de police.
Ce n'est q'un moi plus tard qu'il se réveilla sur ce lit d'hôpital.
Il était devenu incapable de bouger les jambes et de parler. les médecins disaient que c'était dût au traumatisme
.
Dans leur infinie bonté, ses parents décidèrent de l'emmener en vacance dans un petit coin de paradis au bord de la mer : c'était un hôtel palace remplit de jolies filles, de piscines, de palmiers, de fleurs...
Il passait son temps sur son fauteuil roulant à observer les gens sous son parasol de paille.
Il avait remarqué que les filles couchées bien parallèlement sur leur transats, se retournaient toutes les demi-heures sur le dos puis sur le ventre. C'est vrai qu'il ne faudrait pas qu'elles soient plus bronzées d'un côté que de l'autre...
Il aimait les comparer à des steaks en train de se faire frire, afin d'être plus appétissant sans doute.
Ça lui donnait envie de vomir, mais Il n'en était même pas capable.
Il s'était voulu changeur de monde et maintenant, Il n'était plus rien, rien qu'un homme observant le monde se détériorer, se perdre de jour en jour.
Alors iI décida qu'il était tant de mettre fin à tout ça, c'était trop dure d'être là sans pouvoir rien faire.
Un soir où ses amis et ses parents ; les petites bêtes apprivoisées bien dociles, parlaient à table des magnifiques chaussures qu'ils avaient acheté dans la journée, Il décida de mettre fin à ses jours.
Après avoir regardé une petite demi heure le joli petit monde de l'autre côté de baie vitrée qui faisait face à la piscine, ayant pour seul éclairage les étoiles et la lune qui luisaient dans le ciel dégagé, Il approcha sont fauteuil roulant au bord de la piscine "refroidisseur de steaks".
Petit effort des bras, et enfin Il eut la tête dans le liquide plein de chlore.

Il se sentit sortir de son corps pourri et douloureux.
Vers 2 heures du matin, sa mère poussa un cri qui fit trembler les vitres de la salle à manger quand elle sortit dehors pour aller se coucher.
Il n'avait rien connu de la vie, pas même l'amour, Il n'avait connu que la vérité du désastre du monde, chose qui devrait être ignoré des humains qui veulent vivre.
De toute façon, d'une manière générale, l'humain ignore.

Adelicheux

Image : Maudelicheux

Par Adelicheux
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Mercredi 3 août 2005

Tous les soirs, lorsqu'il fermait ses volets avant d'aller se coucher, il s'arrêtait quelques minutes, pour contempler cet arbre étrange. Il ne savait pas de quelle espèce il était, il venait d'emménager avec ses parents. En tout cas, ses feuilles étaient d'un vert étrangement foncé.

Un jour comme les autres, alors qu'il fermait ses volets, comme toujours, il décida de s'asseoir sur le rebord de sa fenêtre, pour contempler le ciel sans étoile, et la Lune qui lui souriait, avec son arrogance naturelle et habituelle.

Il s'assoupissait, quand un grand corbeau vint se poser sur la cime de l'arbre.

Il le regardait, de ses yeux jaunes et profonds. Ses croassements le réveillèrent, et ils se regardèrent tous les deux, pendant un long moment, sans que le volatile ne bouge une plume, ou lui un doigt.

Passé un certain temps, comme le petit diable ne s'envolait pas, il voulu aller le rejoindre sur le vieil arbre.

Ses parents dormaient, il passa en silence dans le couloir, enfila son blouson, puis se glissa à l'extérieur.

 

Il y avait un petit vent frais, qui lui était très agréable, alors il courrait pour mieux le sentir. Toute la terre se collait à ses pieds, mais il s'en moquait., et regardait l'oiseau, qui le fixait, perché sur sa fine branche. Le garçon entreprit de grimper à l'arbre pour rejoindre son étrange.

Comme il faisait nuit noir, il avait du mal à distinguer les branches grosses et solides des autres. Le corbeau lui faisait face, et il le distinguait grâce à la Lune cachée derrière lui.

Il était à moins d'un mètre de sa cible maintenant, mais il sentit son pied se dérober sur une branche un peu trop fine.

Il se vit tomber de cet arbre qu'il avait eu tant de mal à escalader.

Il regarda un dernier instant le corbeau qui s'envolait.

Presque sans un bruit, il atterrit sur le sol dur, et se cassa le cou.

Adelicheux

Par Adelicheux
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Mercredi 3 août 2005

Le grand cerf-volant

survolait des falaises.

Il n'avait qu'une route

et pas de but autre que

voir ce qu'il y a

de l'autre côté de l'horizon,

là où le soleil tous les soirs se cache

parce que l'espèce humaine l'effraie,

elle le retrouve tous les matin

alors il par se cacher un peu plus loin.

Il recule, recule, de plus en plus vite,

alors le cerf-volant

n'avait plus assez de vent

pour rattraper le soleil.

Alors il pleurait, pleurait,

et ses larmes formèrent ce fil d'or

qui pend et qui l'accroche à la Terre.

Le cerf-volant ne peut plus voyager,

et maintenant il ne voit plus rien, plus de monde,

alors il pleure encore et encore

et son fil d'or en devient de plus en plus fort.

Le vent meurt avec lui,

et je l'ai retrouvé hier soir.

Il était tombé.

J'ai grimpé en haut de l'arbre

où il s'était écrasé,

tout déchiré, brisé.

 

Adelicheux

Par Adelicheux
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Mercredi 24 août 2005

J'étais dans un village en plein milieu de la forêt brésilienne, quand soudain, nous fumes surpris par un violent orage.


Tout à coup, le vent se leva et le ciel s'assombri...


Tout le monde couru se mettre à l'abri. Le village fût soudain désert. La pluie torrentielle recouvrait tous les bruits, seul le brouhaha des gouttes d'eau sur les feuilles et les toits de tôle résonnait dans la forêt...


Là-bas, ce genre d'averse ne dure jamais bien longtemps.

Ainsi, quelques minutes plus tard, tout était fini, le soleil faisait briller le village reluisant et la terre sentait l'orage. Les gens n'étaient pas encore ressorti, le silence régnait dans la rue, pendant que les toits dégoulinaient encore d'eau de pluie. Et c'est sous ces dernières gouttes que je vis une petite fille, une petite indienne en aillons qui s'amusait à courir dans les flaques d'eau.
La vision de ce petit ange des bidonvilles éclaboussant de la joie tout autour d'elle, je m'en rappellerais toute ma vie.

Maudelicheux

Par Maudelicheux
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Samedi 1 octobre 2005

J'ai vu le vent se lever,

Alors je suis partie avec mon cerf volant

Dans la prairie j'ai couru pour le faire s'envoler.

 

J'ai réussi, il partit très haut, très fort

Si fort qu'il me fit décoller avec lui

Je quittais terre pour la première fois,

Cramponnée à la ficelle pour ne pas tomber.

 

Le cerf volant m'emmenait par-dessus les forêts,

Par delà des pays.

 

Je vois le monde depuis des années

De très loin mais il est beau.

 

La force me manque aujourd'hui

Et je sens mon bras qui faiblit.

Je sais que bientôt je vais lâcher prise,

Et on ralentit, elle faiblit la brise.

 

Tout s'arrête quelques secondes,

Le cerf volant n'avance plus,

Mon bras ne tient plus,

Et voilà l'océan sous mes pieds qui se rapproche.

 

L'eau est froide... mais quelle mer,

Mais où sommes-nous ?!

Dis-moi mon cerf volant où m'as-tu emmené ?

Je ne sais pas nager,

 

Mais pourquoi tu veux plus parler ?

Pourquoi tu me réponds pas,

Mais non ne meurs pas !

Non t'es pas mort, Mon cerf volant.., dis ?

Je sais pas nager, mais répond-moi !

 

Adèle

Par Adelicheux
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'Quand la fin du monde sonnera, on sera tous devant notre ordinateur au lieu de regarder les etoiles"

Damien Saez

Ouvrir les yeux, 

pour les fermer enfin

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